Souvenirs de nos ancêtres par André Audap (fin)
Les Melix sont originaires du Lauragais, région de collines au sud-ouest de Toulouse, au pied de la Montagne Noire . Ce fut de tous temps une voie de passage vers la Méditerranée aux terres lourdes et riches ; région vouée jadis au pastel ou isatis dont le fruit , »la cocagne » donnait un colorant bleu recherché dans toute l’Europe et fit la richesse de ce pays devenu
. « le pays de cocagne »
Aujourd’hui consacré à la culture des céréales,du maïs et du colza ainsi qu’au petit élevage le Lauragais est riche en chateaux et grosses maisons bourgeoises sur de grandes propriétés.
Il tire son nom du village de Laurac et constituait sous l’Ancien Régime une Sénéchaussée
Fief de la Famille de Pechbusque ainsi que des Saint-Félix et de Villèle.
L’aspect du Lauragais a été boulversé dans les dernières decennies par l’arrachage des haies que l’on replante petit à petit mais nous devons imaginer nos aïeux dans un paysage plus cloisonné et vert
C’est plus précisément à Avignonet-Lauragais que nous trouvons les Mélix au XVIIème siècle. Le bourg, perché, s’est développé autour d’un château et là aussi nous allons rencontrer des problèmes religieux ! Il ne s’agit pas des protestants mais des Cathares car le village d’abord pris par Simon de Montfort qui conduit la croisade contre les « Albigeois »
Puis en 1242 les inquisiteurs abrités dans le château sont massacrés sur l’ordre du Gouverneur ,hérétique.
Les Arabes étaient passés vers 730; le Prince noir prit la ville en 1535 et les Huguenots,encore des hérétiques, la ravagèrent en 1578 !. Et cela reste un lieu de passage pour le canal du Midi de Riquet et l’autoroute des deux mers.
Barthélémy Melix marié à Germaine Salvaing aura 6 enfants dont Jacques Melix né aux environs de 1665 marié le 17 Janvier 1701 à Avignonet à Germaine Lapeyre.
Jacques Mélix était cultivateur à Montgaillard (Mongalhard Lauragès) village voisin de Villefranche faisant partie de la bailie d’Avignonet puis à la métairie des Taberniolles dépendant alors de Renneville .
Son fils Jacques né vers 1708 mourut jeune en 1738 .D’abord brassier à la même métairie, il devint patron de barque sur le canal. Il avait épousé Estieu Antoinette d’une famille de paysans de Trebons sur la Grasse village voisin.
La construction du canal du Midi par Riquet à la fin du XVIIème siècle avait créé beaucoup d’activité notamment autour de l’écluse de Renneville où il y avait un chantier de bateaux . Tout cela attirait des paysans
Donné à l’Ordre de l’Hopital en 1213, érigée en Commanderie en 1270,le village avait été dévasté par les Anglais en 1355.
Acte de mariage de Jacques Melix etAntoinette Estieu le 27/11/1732 à Viillefranche de L.
Veuve en Novembre 1738 Antoinette se remarie en novembre 1739 ; bel exemple de l’obligation de remariage rapide des veuves pour échapper à la misère !
En 6 ans de vie commune le couple a eu 5 enfants dont deux jumelles qui ne vivent pas.
C’est Jacques MELIX –(1736-1812) installé à Montgaillard où il épouse en novembre 1757 Jeanne MOLAS qui continue la lignée. Jeanne était arrivée 9 mois plus tôt venant de Castelnau-Barbarens dans le Gers -(Notons qu’à l’époque le Lauragais comme le Gers actuel dépendaient de l’Evêché de Lombez.)
Jacques Mélix est brassier et « tisseran de toilles » C’est le lin qui était tissé pour l’habillement et les graînes étaient moulues pour faire de l’huile ; on a trouvé un cousin Mélix qui était chargé d’exploiter un moulin à cet effet
Le plus ancien MOLAS rencontré est né à Duran(1608) à côté d’Auch siège d’une Seigneurie
Son acte de mariage ci-dessus avec Marie G(u)arlin en 1641 montre qu’il était venu à Castelnau-Barbarens pittoresque village perché où plusieurs générations de Molas exercèrent le métier de charpentier fondant de nombreux foyers
Le village fortifié date de 1140 ; on y voit le château de St Giraud , des maisons à galeries et escaliers couverts , une chapelle construite sur les vestiges d’un sanctuaire païen. Ilest sur un promontoire dominant la vallée de l’Arrats ,entouré de côteaux boisés. A proximité villa gallo-romaine de Taros.
Jacques Mélix et Jeanne Molas eurent 7 enfants dont 3 seulement vécurent . Dans cette zone de passage les épidémies faisaient des ravages ; nous y reviendrons. Ils connurent la Révolution et Pierre un de leurs fils faisait partie de la municipalité ; je n’ai pas relevé de faits sanguinaires mais un compte-rendu de réunion du Conseil municipal « pittoresque »-(page suivante) : Robespierre vient d’être renversé ; En présence de Moussous « proqureur »(c’est le commissaire politique) il faut rechercher les hommes qui pourraient avoir participé aux horreurs commises antérieurement au 9 Thermidor…..les membres de la municipalité ont été scrutinés….et il a été reconnu avec la plus vive satisfaction qu’il n’existe sur le territoire de la commune aucun de ces hommes….
Au début de leur mariage les époux n’étaient pas riches ; Jeanne n’apportait que 30 livres de dot (5 écus de 6 livres) et le contrat du 29 octobre 1757 précise qu’ils vivront chez la mère de Jacques remariée à Pierre Estève tisserand ; et s’ils partaient ils pourraient emporter un tiers des grains contenus dans la maison. La situation s’améliorera puisqu’en 1791 ils seront soumis à la « quote mobiliaire » invention révolutionnaire ! Pour Jacques Antoine Mélix demeurantrue du village n° 10 Loyer éstimé 6 livres Revenus éstimés 12 Livres
Quote mobiliaire,le sol ou sou pour livre : 12 sous
Son fils Pierre celui qui siège au conseil,
aussi tisserand paye 8 sols
Pour une raison inconnue Jacques émancipe ce fils en 1784-(il a 22 ans) chez Maître Pujol Notaire et l’acte est intéressant en nous éclairant sur les rapports familiaux :
.. « veut et consent qu’il puisse , d’hors en avnt, tester, traitter, négocier, acquérir, jouir, faire et disposer des biens qu’il a acquis et acquéra…ne se réservant le dit Mélix père que l’honneur , respect et assistance que son fils lui doit par droit divin et humain ; de quoy le dit Mélix fils a promis se départir jamais…..et en a très humblement remercié son père… »
Pierre aura 6 enfants et de nombreux descendants dont beaucoup se retrouveront à Toulouse.
Notre aïeul c’est un autre fils, Raymond Mélix né le 15 Novembre 1758. Il est brassier chez les St-Félix et à ce titre séjournera un temps dans leur fief de Cordes le magnifique village fortifié du Tarn .Est-ce là qu’il rencontre son épouse Marie dont la naissance a été déclarée à Castelnaudary : L’an 1760 et le sixième Juin j’ai baptisé une fille de père et mère inconnus à laquelle on a donné le nom de Marie laquelle a été présentée par Joséphe Ramon sage-femme qui s’est chargée de pourvoir à son entretien et de la représenter en cas de besoin L’acte de mariage laissera deviner bien des choses d’autant plus que dans le contrat elle sera dotée après avoir toujours vécu dans l’entourage du sieur Roques Coseigneur
Raymond deviendra tisserand puis, après la Révolution Garde-Champêtre à Mauremont le village voisin dont le nom rappelle le passage des Arabes C’est là que le seigneur avait son château. Ou plutôt un de ses châteaux. -Marie n’aura jamais eu de nom de famille et a du mourir Marie épouse Mélix .le couple aura 8 enfants tous nés à Montgaillard :Armand-Paulin sera charroyer, Michel d’abord tisserand deviendra peintre en papiers peints à Toulouse où sa sœur Françoise sera sage-femme à l’Hôtel-Dieu St-Jacques.
C’est Jacques Antoine Mélix qui va retenir notre attention ; né le 30 Mai 1797 à Montgaillard il émigrera avec sa famille à Mauremont vers 1810 et y rencontrera Jeanne
Bonnefassy qu’il épouse le 22 Octobre 1822
Voici l’acte de naissance de Jeanne :
et l’acte de décés de Jacques à Toulouse en 1866 rue Arnaud Bernard car il avait quitté Mauremont et son métier de cultivateur pour devenir comme un de ses frères ouvrier en papiers peints ; son épouse est ménagére à la maison ; le métier le permet à cette époque où l’on construit beaucoup : la ville grandit ; l’exode rural commence ; les paysans qui ont découvert pendant la Révolution et L’Empire des mondes nouveaux veulent une autre vie.
Il faut parler de Mauremont avant de rechercher les anciens Bonnefassy et leurs alliés qui l’avait toujours habité et de le quitter définitivement car très vite il n’y eut plus aucun Mélix ni aucun Bonnefassy dans ce joli village
: Cette terre où Raymond de Puybusque Chevalier des Comtes de Toulouse posséde des droits dès 1209 est apportée en dot en 1523 à François de Saint-Félix et n’a jamais changé de mains. Au moment des guerres de religion les catholiques de Mauremont se battirent contre les protestants de Labastide-de-Beauvoir. En 1780 le village compte 600 âmes, 63 puits et 7 fontaines,1 Maréchal-Ferrant, 2 Meuniers, 2 forgerons, 1 boulanger. En 1830 un tisserand occupait 15 ouvriers mais le village vivait des cultures et de l’exploitation d’une carrière pour faire des briques.D’ailleurs en parcourant la liste des aîeux Bonnifacy nous rencontrerons des tuiliers nommés Guiraud les ancêtres des grands fabricants d’aujourd’hui.
Au moment de la Révolution le seigneur de St-Félix commandait une escadre aux Antilles où il resta à l’abri ; le château soumis à inventaire ne souffrit pas trop et revint à ses héritiers et un Comte de St-Félix fut Maire en 1808. Vécurent aussi au château et dans ses propriétés les de Villèle-(Ministre de Charles X)
Cette photographie permet de situer le cadre de vie des Bonifas(sy) et leurs collatéraux
Une curiosité : En 1808 Napoléon pris à la gorge par le blocus demanda des essais de culture du coton en Lauragais
le compte rendu du Conseil municipal traduit le peu d’empressement des administrés :
« la grande sécheresse n’ayant point d’eau à aucun puis pour les aroser a fait quels-(les graînes) sesont toutes perdues car dans ce moment nous sommes bien en barassé pour faire boire nos bestiaux ». !!-(orthographe respectée)-
Les anciens Bonnefassy s’appelaient en réalité BONIFAS et ce nom s’est déformé très tard par la facétie d’un curé qui écrivait des S ampoulés en BONIFACI ou BONEFACI et ainsi de suite..jusqu’à Jeanne née Bonnifassy et morte Bonnefassy
Jeanne descend par son père Raymond BONIFACY et sa mère Anne BONNIFASSY du même couple Jean BONIFAS et PETIT Jeanne
Et par chance, en plus de l’inventaire des terres de 1636 dont l’extrait ci-après met en évidence l’importance des Bonifas, le plus ancien acte relevé est le décès de Jean Bonifas le 25 Mars 1690. Il est Maître charpentier et laisse 2 fils Bernard et Pierre tous les deux ancêtres de Jeanne-
Suivons d’abord la descendance de Bernard Bonifas-(1672-1750)- marié à Jeanne Delom : un fils Pierre –(1698-1754)- cultivateur à Mauremont marié à Marguerite Fauga aura
sept enfants qui resteront au pays agriculteurs ou tuiliers ; c’est le cas de Pierre (1730-1791)
marié en 1763 à Marie Bourrel : ce sont les parents d’Anne Bonifas
Tous ces Bonifas, Fauga, Bourrel sont agriculteur, tuilier ou tisserand de lin, parfois même seulement « brassier »-( on désigne ainsi celui qui loue ses bras, sa force)
Bernard , Pierre et Marguerite Fauga habitent à La Clarède hameau où ils possédent une maison et Pierre étant décédé intestat en 1754, les enfants se mettront d’accord 24 ans plus tard pour le partage de la succession en 3 lots : Pierre et Marie Bourrel reçoivent une partie de la maison de La Clarède,..la moitié de la vigne sise à « En Carrière »…2 arpents de terre à « La Plaine »..et 2 morceaux du bois sis à « La Serre » -Le frère Etienne, tuilier, reçoit une partie de la maison et du jardin de La Clarède et une partie de vigne et 2 arpents de terre et enfin Jean-François aura la même chose .La succession, en y incluant meubles et effets de peu de valeur est éstimée à 798 livres
. Cet acte attire plusieurs remarques : les frères vivent très prés les uns des autres dans cette maison partagée et on imagine la promiscuité surtout lorsqu’on sait qu’Etienne a 7 enfants et J-François 6 ! Enfin on remarquera que les filles n’apparaissent pas dans l’acte ; elles sont mariées et ont touché leur part à ce moment là.
En fin dans un tout autre domaine, on constate l’intérêt porté à la vigne. Bien que peu étendue la parcelle est partagée ; la vigne est le symbole d’une petite aisance.
Revenons à la deuxième lignée, celle de Pierre Bonifas-(1684-1753)-marié à Jeanne Madrènes originaire de Trébons- sur-la-Grasse.
Pierre Bonifas a 24 ans ; son père étant décédé, il est assisté de son « Maître » François Guiraud-(tuilier à Mauremont)et, de l’avis et assistance du dit François Guiraud promet accepter pour femme la dite Jeanne Madrenes !On peut appeler cela un mariage de convenance. De plus la dot est maigre : un lit de couette et coussin à plumes,une couverte de laine, le tout neuf, une caisse garnie à la clef, cinq linseuls toille de maison, cinq serviettes et un cotillon de burat…et trente livres venant de son ayeul Bertrand Madènes ladite somme étant d’ailleurs fournie par un petit-fils de Bertrand et provenant de son engagement pour aller servir le Roy dans les milices…et promet Pierre Bonifas d’acheter à la dite fiancée une raube de burat et la orner de bagues et joyaux pour le jour des noces…
Cet acte met en évidence la pénurie d’argent liquide dans ces villages où l’on pratique le troc et on ne recoit livres ou sols qu’à l’occasion d’une vente exceptionnelle-(récolte, animal) ou d’un événement fortuit(engagement) Une succession d’actes notariaux en découle : l’argent passant de mains en mains sert à régler dettes ou promesses !
Pierre et Jeanne auront un fils, Bernard-(1710-1788) et quatre filles. Comme son père et son grand-père Bernard Bonifas est surnommé « Coumerat »( ?) En épousant le 5 Février 1739 Cécile Blanc il s’allie à une famille importante de Mauremont implantée au « Masage d’En Blanc » au nord-est du village.( Un masage désigne une exploitation agricole.)
Dans les lignées de Blanc on peut s’arrêter sur Bernard Blanc décédé en 1686 . On remarque tout de suite qu’il est à l’origine d’une nouvelle consanguinité puisque Raymond Bonifaci descend à la fois de sa fille Jeanne et de son fils Nicolas ! En 1644 il épouse Catherine Devéze-(1624-1689)-et l’acte notarié est intéressant : usage partiel de la langue d’oc-(Mauremont s’appelle Maurilmouy), féminisation des noms des épuses et filles-
(la femme de Blanc s’appelle « Blanque », celle de Fourès « Fourède »
« Au noum de Dieu amen,sachez tous présans et absens que l’An de grâce mi lsix cens quarante quatre et le huitième jour du mois de may, au matin au lieu de Maurilmouy et maison de Ramoun Debéze, au diocèse de Toulouse, sénéchaussée de Lauragais, Régnant très Chrétien prince Louis Roy de France et de Navarre, par devant moy notaire royal et témoins cy-après nommés ont été constitués en leur personne…..Catherine Debéze et Bernard Blanc
La dot : cent livres dont 75 dans un an, « un lit garni de couette, trois cousins de plume, quatre linceuls-(drap de lin), une couverte blanche de Montpilier, une caisse garnie de sarreaux et pelis, un cotillon de nose-(noce)-en lainade …et promet ..de luy acheter une robe de noce noire pour le jour du mariage »
Un frère de Bernard, Barthélémy Blanc a réussi dans le négoce : il est installé à Villefranche de Lauragais et achéte récoltes de grains et bétail.
Il y a beaucoup d’unions entre divers Blanc, Bonifas , Vialan, Petit –(originaires de trébons-sur la-Grasse ils sont souvent forgerons), Valadié-(eux sont cordonniers)- pas l’assimilation !
Nous retrouvons maintenant Bernard Bonifacy au moment où il épouse Cécile le 5/2/1739.
Née en 1717 Cécile Blanc est l’arrière-petite fille de Bernard et Catherine Devéze ; entre eux il y eut Nicolas Blanc et Cécile Petit puis Bernard Blanc marié à Jeanne Blanc ! Nouvelle consanguinité qui peut expliquer que sur les 8 enfants de Bernard et Cécile-dont 6 filles- un seul dépassa l’âge de 10 ans Le couple ne connut pas la Révolution et àson décés en 1788 Bernard, veuf depuis un an, laissait Jean Bonifacy, né en 1744, tuilier, marié en 1766 à Jacquette Vialan de 4 ans plus âgée. En 1791 ils achéteront une maison à La Claréde, berceau familial.
Depuis deux générations les Vialan étaient tuiliers à La Clarède. On a retrouvé le testament de Bernard Vialan -(1677-1713)-grand-père de Jacquette. (Ci-dessous 1ère et 3ème pages)
Des dispositions notables sur le fond : 80 livres et un trousseau à sa fille Catherine lorsqu’elle se mariera ou aura 25 ans ; ses deux fils se partageront tous ses autres biens meubles et immeubles après son décés et celui de sa femme, Paule Gailhard, qui en aura la jouissance sans avoir à rendre compte tant qu’elle vivra. Elle sera tutrice des enfants-(‘Antoine 16 ans , Raymond 7 ans) et reçoit 300 livres. Ce sont là des dispositions très avantageuses pour l’épouse, alors qu’en général tout allait au fils aîné à charge pour lui d’assurer à sa mère un lit et la soupe !(poussant ainsi au remariage, on l’a vu.)
Sur la forme, texte classique : « …Bernard Vialan, lequel couché en son lit, détenu dans iceluy de maladie corporelle depuis dix ou douze jours, ayant grâce à Dieu la liberté de ses sens, voyant, oyant, connaissant, bien parlant, bonne mémoire et entendement, reconnaisant la certitude de la mort et l’heure d’ycelle étant incertaine a voulu faire son présent testament…
S’étant muny du signe de la Croix sur sa personne a recommandé son âme à Dieu tout puissant, le priant par les mérites de la mort et passion de Notre Seigneur Jésus-Christ lui faire miséricorde, intercédant par prière à Sainte Vierge…
Jean et Jacquette vont avoir 11 enfants dont 5 vivront durablement . L’un d’eux est Raymond qui épouse Anne Bonnefacy. Avec leur fille Jeanne née en 1799 qui se marie avec Jacques Mélix nous avons épuisé le rameau des Bonifas et retrouvé la Branche Mélix